J’ai longtemps cru que je n’étais pas faite pour écrire.

J’aimais lire les autres, les trouver brillants, inspirants…
et me tenir en retrait.

Dans mon esprit, l’écriture appartenait aux autres.

Puis un jour, dans un moment très ordinaire de ma pratique de coach, quelque chose a changé.

En rédigeant le résumé d’une séance — juste après le départ d’un client — une question s’est imposée à moi.

Cet adulte, avec ses blocages, ses croyances, ses luttes intérieures…
et s’il avait été accompagné autrement lorsqu’il était enfant?

Et si, à un moment clé de son développement, un regard différent avait été posé?
Un mot plus juste?
Une présence plus consciente?

Cette question n’était pas théorique.

Elle venait du terrain.
De l’écoute répétée d’adultes brillants, sensibles, compétents…
freinés par des croyances construites très tôt.

Alors j’ai commencé à écrire.

D’abord sans intention.
Sur des feuilles de notes.
Entre deux rencontres.

Toujours avec cette même interrogation en filigrane :

qu’est-ce qui aurait pu être fait autrement?

Très vite, une évidence s’est imposée :

une grande partie de ce que nous tentons de réparer à l’âge adulte prend racine dans l’enfance.

Et une autre question a émergé, simple et dérangeante à la fois :

et si on éduquait autrement?

Je me suis alors revue jeune maman.
Avec mon histoire.
Mon héritage.
Mes forces… et mes angles morts.

Comme tous les parents, j’ai fait de mon mieux.
Et comme beaucoup, j’ai aussi transmis, parfois malgré moi.

L’idée d’un écrit plus structuré a commencé à prendre forme.

Un guide?

Non.

Les adultes d’aujourd’hui cherchent des réponses rapides, des solutions immédiates.
Ils lisent peu.
Ils portent déjà beaucoup.

Puis la vie m’a offert un autre point de vue.

En devenant grand-maman, j’ai été touchée par quelque chose de fondamental :

la force tranquille du petit de l’humain.

Sa présence.
Son élan.
Son amour de lui-même.

Et une nouvelle question s’est imposée, en continuité avec mon travail de coach :

comment préserver ce qui est déjà là, avant que la vie ne le fragilise?

C’est à cet endroit précis que l’écriture a trouvé son sens.

Écrire pour les enfants, non pas en quittant le monde des adultes,
mais pour agir en amont de ce que j’accompagne en aval depuis tant d’années.

Des histoires pour nourrir l’estime de soi avant qu’elle ne soit mise à l’épreuve.
Des histoires pour rappeler la force intérieure avant qu’elle ne soit oubliée.

Ika, une étoile pas comme les autres est née de cette convergence :
le coaching, l’enfance, la transmission.

Et Gran Mama Dou a pris racine là où tout travail de transformation commence réellement :

dans l’amour.

Parce que c’est souvent ce qui nous manque le plus…
et ce qui nous ramène le plus vite à nous-mêmes.

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